Lundi 12 septembre 2011
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Censuré en 1939 par le ministère français des Affaires étrangères, détruit en 1940 par les Allemands, le traité classique de psychologie sociale auquel j’ai emprunté ce titre, a été finalement
réédité au début des années 1950. [1]
La Grèce sera bientôt en faillite. Pour nous éclairer sur les origines de cet endettement colossal au berceau de la démocratie, un reportage de l’émission de France 5, C dans l’air, a été
consacré quant à la responsabilité de Goldman Sachs dans la crise de la dette grecque ou comment la Grèce a réussi à camoufler ses dettes en vendant ses actifs futurs au moment de son entrée dans
la zone euro.
Lors même que nous savions le pays dépourvu de systèmes de contrôles et d’organisme rigoureux permettant de rendre des comptes à leurs créanciers qui se sont portés volontaires au niveau européen
en vue de prendre en charge la dette grecque, nous avons accordé des milliards d’euros aux dirigeants parmi lesquels le premier ministre Papandreou disait déjà fin 2009 que « ce n’est pas le
déficit qui est à l’origine de la crise grecque mais la corruption systémique ». Cela revenait à verser de l’argent dans un puits sans fond mais qu’importe car l’abime créé au niveau
Européen en vue de combler le trou hellénistique est initié par les états afin que les restrictions et les mesures d’économies pour relancer la machine économique d’enrichissement des élites
industriels et politiques soient acceptés par les peuples européens..
Pendant ce temps, les politiciens parcourent la France pour obtenir les voix nécessaires à leur élection présidentielle de 2012. Le parti lévogyre de l’Hexagone qui n’a de gauche que
l’appellation et dont le courrier international de janvier 2011 disait qu’elle était la plus bête du monde, rivalise en bassesse avec le centre de la gauche ou de la droite et avec la droite
elle-même. On y distille, tantôt, des phrases assassines, tantôt des coups bas qui se multiplient sous forme de boules puantes comme disent nos médias à l’ère où le bel esprit est représenté par
Bigard, chantre de l’élégance française en matière d’humour qui accompagna autrefois le chanoine de Latran aux pieds des prélats du Vatican et à la cheville du Pape.
Comme d’habitude, fusent promesses et projets qui ne verront jamais le jour mais qu’importe « Il faut seulement ne pas perdre de vue qu’aujourd’hui les masses ressentent le besoin de
participer activement à une démocratie plus directe, plus engagée dans la vie quotidienne. Il ne suffit plus de formes démocratiques ; on veut des rites démocratiques : Réunions de
masse, fêtes et jeux, tendent à constituer une sorte de liturgie, dont les jeunes surtout sentent l’exigence ».1
Alors vivent les sondages qui donnent l’impression d’être en attente du tirage afin de voir si l’on est dans les gagnants. Que déambulent les pontes du parti sur les marchés pour y serrer les
mains des travailleurs et des chalands en affichant des sourires amidonnés. Ah la belle hypocrisie dont chacun s’accommode, tandis que les candidats éligibles ont déjà négocié avec l’adversaire
les acquis des sortants et les concessions nécessaires au soutien des gagnants qui se sont d’avance partagé les postes clefs mais que cela n’empêche personne de voter car l’illusion de la
démocratie est l’habit indispensable au maintien de l’oligarchie qui règne au pays de Voltaire.
Les banques ont été renflouées par les particuliers qui n’en sont pas devenus pour autant propriétaire, ce qui constitue bien le seul cas où l’argent versé en vue d’éviter la faillite ne donne
pas le droit à la propriété. Ces institutions financières ont profité de cette remise en forme pour éponger une dette grecque dont les européens à nouveau auront à supporter les frais. Pendant ce
temps, le contribuable apprend que « ...460 millions d’euros annoncés en douce par François Fillon au milieu du plan de rigueur de 11 milliards d'euros, serviront à payer l'amende dans
l'affaire des frégates de Taïwan. Le 11 juin dernier, l'Etat a été condamné à verser cette somme pour avoir arrosé des intermédiaires dans la négociation de vente de 6 frégates. Une affaire qui
reste obscure, les gouvernements successifs ayant toujours opposé à la justice le secret-défense. » Ajouté à l’affaire Bettencourt, l’Irangate, Karachi, les 40 millions d’euros des
dictateurs africains versés à Chirac et Villepin par le porteur de valises, de sacs de sports ou de djembés, Robert Bourgui, tout cela explique pourquoi les éligibles sont irascibles. En effet,
le peuple continue à jouer au Lotto en vue d’espérer quelque fortune alors que la politique semble le chemin le plus sûr de disposer de la clef du tiroir-caisse. Dès lors les candidats se livrent
une guerre sans merci, Chirac vs Sarkozy, Ségolène vs Martine, Morin vs Borloo ou Bayrou, Marine vs Le Pen etc… Peu importe ce qu’il faut combattre, même si c’est son ombre, l’argent en vaut
querelle.
En démocratie il faut obtenir l’apparence d’un consentement de masses par le vote majoritaire, ce qui s’opère à l’aide la propagande politique par le viol des foules dans les oligarchies de la
cinquième république
Albert
[1] « Le viol des foules par la propagande politique » - Serge Tchakhotine Editions Gallimard 1952
[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie
[3] http://www.unehistoiredeladette.fr/2010/05/22/la-responsabilite-de-goldman-sachs-dans-la-crise-de-la-dette-grecque/
[4] http://www.slate.fr/story/43163/corruption-facture-fregate-taiwan-ministeres
[5] Chirac qui a retrouvé la mémoire et entend porter plainte dans cette affaire alors qu’il ne se souvient plus de ce qui concerne la mairie de Paris. Il serait intéressant de consulter un
médecin e vue d’obtenir d’avantage de renseignements quant à la maladie d’Alzheimer afin de savoir si la mémoire sélective et opportunément fortuite est une caractéristique de la maladie dont
souffre l’ex=président !
[6]http://www.marianne2.fr/Pierre-Pean-Villepin-ne-doit-pas-etre-l-arbre-qui-cache-la-foret_a210284.html?preaction=nl&id=5906877&idnl=26454